L’Université Pontificale de la Sainte Croix est une institution d’études et de recherches en sciences ecclésiastiques érigée par le Saint Siège. Elle comprend les facultés de Théologie, Droit canon, Philosophie, Communication Sociale Institutionnelle, ainsi que l’Institut Supérieur des Sciences Religieuses près de l’Apollinaire. Ces facultés dispenses les trois cycles d’études universitaires, conférant les diplômes du baccalauréat, de la licence et du doctorat. Les cours de Philosophie et de Théologie du baccalauréat proposent une formation de base complète qui constitue le premier échelon académique en vue du sacerdoce. L’institut supérieur des Sciences religieuses près de l’Apollinaire pratique l’enseignement à distance et prépare à l’examen nécessaire pour enseigner la religion dans toutes les écoles italiennes.
L’Université est promue par la Prélature de l’Opus Dei. Elle trouve ses origines dans l’initiative de saint Josémaria Escriva, le fondateur de l’Opus Dei, qui voulait faire naître à Rome un centre d’enseignement réalisant un profond travail de formation au service de toute l’Eglise. Le successeur de saint Josémaria, Mgr Alvaro del Portillo, mena à bien ce projet à partir de 1984.
Des prêtres, des laïcs, des hommes, des femmes, des religieux et des candidats diocésain au sacerdoce font leurs études à la « Sainte Croix ». IL y a environ 700 élèves inscrits en Facultés, originaires de 200 diocèses environ et d’une vingtaine d’instituts de vie consacrée. Ils sont originaires de 70 pays.
Le collège Ecclésiastique international Sedes Sapientiae accueil les candidats au sacerdoce, provenant de divers diocèse du monde entier, et qui suivent les cours à l’Université de la Saint Croix. Ce collège dispense une formation humaine, spirituelle, liturgique et pastorale en vue de la préparation au sacerdoce.
Un nombre important d’élèves ne peut étudier qu’avec l’aide financière de fondations internationales, de bienfaiteurs institutionnels ou privés du monde entier. En outre, le montant des droits d’inscription ne couvre qu’une partie du budget de l’Université, et pour rendre les cours accessibles au plus grand nombre, il n’est pas possible de les augmenter. Pour combler ce déficit, l’aide de nombreux bienfaiteurs est sollicités chaque année.
La Faculté de communications Sociales

La faculté de communication sociale institutionnelle de l’université pontificale de la Sainte Croix est née à Rome en 1996 dans le but de rendre service aux évêques et aux institutions ecclésiastiques du monde entier pour tout ce qui a trait à la communication sociale.
Jan, Elisabeth, Jaime y Giovanni sont venus à Rome avec une somme de savoir, un riche bagage culturel à partager et une manière personnelle d’envisager la vie. Quelques années plus tard, maintenant qu’ils ont achevé leurs études, ils travaillent dans une émission de radio slovaque, une agence d’information internationale ou un bureau de communication diocésaine en Equateur. Ils ont étudié la communication dans une faculté naissante, au sein de l’université pontificale de la Sainte Croix.
La faculté de communication sociale institutionnelle « est née en 1996 avec l’objectif de rendre service aux évêques et aux institutions ecclésiastiques du monde entier pour tout ce qui a trait à la communication sociale », rapporte le doyen actuel, Norberto González Gaitano. « L’Église n’est pas seulement le sujet de l’évangélisation de par ses moyens spécifiques pour communiquer le message de salut à tous. L’Église est également, de manière inévitable et nécessaire, un sujet d’information à traiter dans tout moyen de communication sociale. Dans ces deux domaines elle a besoin de professionnels compétents. »
« Les initiatives dans ce domaine sont nombreuses et la nôtre n’en est qu’une de plus », affirme Mariano Fazio, qui fut le premier doyen de la faculté. « Comme tant d’autres chrétiens, nous sommes mus par le désir d’offrir un enseignement universitaire de qualité au service de l’Église. »
Revitaliser les cultures à partir de la foi

Le programme d’enseignement de la faculté, pour obtenir la licence, comprend quatre années où se mêlent des matières théologico-philosophiques, littéraires, de communication sociale et de communication institutionnelle de l’Église Des matières telles que la théologie morale fondamentale ou l’ecclésiologie, en complètent d’autres comme l’étude de la littérature et de la communication de la foi, la théorie et l’histoire du cinéma, la rhétorique et d’autres encore plus spécifiques comme l’étude de l’opinion publique, la communication audiovisuelle ou les rapports avec les médias, afin de doter les étudiants de tous les outils intellectuels nécessaires à leur métier d’informateur.
Il s’agit non seulement de connaître les techniques appropriées de communication mais encore d’intégrer le message chrétien dans le monde contemporain, de le rendre également compréhensible aux moyens de communication, et de découvrir sa force comme fondation pour l’édification des cultures du XXIè siècle. Les basiliques romanes, l’art médiéval, la musique sacrée, la littérature spirituelle ou les cérémonies liturgiques montrent que l’Église transmet depuis plus de vingt siècles le message qu’elle a reçu : pour l’Église, communiquer n’est pas quelque chose de nouveau, mais c’est l’objet d’une longue tradition.
Le monde professionnel
Régulièrement les étudiants rencontrent des professionnels de la communication qui partagent avec eux leur expérience et répondent à leurs questions. Au cours de ces dernières années sont passés des journalistes, des porte-parole, des directeurs d’agence d’information et d’agence de presse, des producteurs d’émission de télévision, des correspondants de presse. Pour n’en citer que quelques-uns : Dennis Redmont (Associated Press), Alessandra Stanley (New York Times), Dino Boffo (Avvenire), Leonardo Mondadori (Editions Mondadori), Luigi Accatoli (Corriere della Sera), Ettore Bernabei (agence de production Lux), Heriberto Schoeffer (président de IMMI Productions, Hollywood), Ludwig Ring Eifel (agence de presse KNA), Orazio Petrosillo (Il Messaggero), Alan Albarran (éditeur du Journal of Media Economics), Stefano Lucchini (directeur de la communication de Confindustria, Italia), Giancarlo Polenghi (dirigeant de l’agence de publicité MCM, de Florence)…
Ces rencontres aident à mieux comprendre les problèmes auxquels sont confrontés les journalistes quand il s’agit d’informer sur des questions religieuses ; elles permettent également d’apprendre d’autres professionnels de la communication et d’agences de presse. Elles servent de préambule à la pratique professionnelle exigée de chaque élève pendant les mois d’été. En effet, en guise de complément aux enseignements reçus pendant l’année scolaire, les étudiants suivent un stage dans une institution ou au sein d’un organe de presse pendant les vacances. Ces dernières années, ils ont travaillé au bureau d’information des journées mondiales de la jeunesse (Italie), à Radio Sololá (Guatemala), à Vatican Information Service (Cité du Vatican), au Catholic Information Center (USA), chez Eternal World Television Network (USA), à La Voce del Popolo (Italie) ou au bureau d’information du sanctuaire de Torreciudad (Espagne).
La faculté de communication sociale institutionnelle est encore très récente. Peut-être pour cette raison, rêve-t-elle de relever un grand défi : identifier des approches professionnelles dans la transmission d’un grand trésor, celui de la foi, montrant ainsi l’éternelle nouveauté de celle-ci.
Jean-Paul II : diffuser la Bonne Nouvelle à toute la société
Le pape Jean-Paul II a reçu en audience les professeurs, les étudiants et le personnel administratif de l’université pontificale de la Sainte Croix en mai 1999. Le souverain pontife, dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, a dit, en faisant allusion à la faculté de communication : « Je note avec plaisir que votre université, en répondant à un besoin précis du monde contemporain — celui d’encourager, avec compétence professionnelle et sens ecclésial, le secteur de l’opinion publique et des moyens de communication sociale à avoir une compréhension chaque fois plus pertinente de la richesse qui naît de la vie de l’Église — a lancé la faculté de communication sociale institutionnelle, afin de former de manière spécifique des personnes qui collaborent avec les évêques, avec les conférences épiscopales et d’autres institutions de l’Église, à la transmission d’une information exacte sur l’Église par les moyens de communication sociale. Il s’agit d’une initiative qui tient compte des exigences actuelles de la communication. Je désire de tout cœur que votre effort favorise la diffusion et l’inculturation de l’Évangile, bonne nouvelle de libération authentique, dans tous les secteurs de la vie sociale et civile. »
Voir en ligne : Université Pontificale de la Sainte Croix