La résidence d’étudiants Moncloa, à Madrid, organise des séjours humanitaires internationaux depuis 28 ans. L’un d’entre eux a eu lieux à Juli, au Pérou, près du lac Titicaca.
Tout a commencé il y a quelques mois, lorsque l’évêque de la Prélature territoriale de Juli a participé à une réunion-conférence avec des étudiants de la Résidence Moncloa, à Madrid. Il a avait été invité par Adolfo, professeur de logistique de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs Agronomes. Adolfo organise plusieurs projets de coopération humanitaire depuis quelques années, au Pérou, où il collabore avec les autorités publiques, à l’implantation de quelques techniques de développement social dans le monde rural. Invités par plusieurs professeurs du Pérou, il a rendu visite à l’évêque de Juli, où il a découvert un champ d’application fabuleux pour élargir les projets qu’il avait mis en place dans ce pays.
Nous avions déjà en tête d’organiser un séjour humanitaire en collaboration avec Adolfo. Mais la venue de l’évêque a été décisive pour nous. La réaction enthousiaste des résidents qui ont assistés à la réunion avec l’évêque a été également un élément fondamental. Au cours de cette réunion, il avait expliqué les nécessités cruciales de la population.
En arrivant à Lima, nous avons pu consacrer quelques jours à découvrir les églises de la ville, ainsi que certains quartiers très défavorisés. Également quelques initiatives sociales, qui nous ont appris beaucoup de choses. Nous couchions à Tradiciones, une résidence universitaire de Lima.
En arrivant à Juli, notre activité a progressivement monté en puissance au cours des premiers jours, afin de nous habituer à l’altitude (4000 m) et aux autres conditions climatologiques : très froid la nuit, très chaud le jour. Quelques-uns d’entre nous ont été atteints du mal des montagnes. Nous étions logés à L’Institut d’Education Rural, une école de Juli. Petit à petit nous avons découvert la ville, et les « aymaras », le peuple qui habite dans cette région. Cette ville presque oubliée aujourd’hui était connue comme « la Rome des Andes », à cause de ses 4 églises et des splendides trésors artistiques que l’on y conserve, depuis l’époque où Juli était un centre missionnaire important. Les aymaras sont connus comme des gens aguerris, au grand cœur.
Les volontaires étaient divisés en groupe, et alternaient entre les tâches de construction, et les cours de catéchisme aux enfants dans quelques écoles de la ville et des communautés de la vallée. Nous avons eu quelques jours spécialement difficiles, pendant lesquels nous avons travaillé à l’amélioration de la route d’accès à l’école rurale, sous la direction de Quique, qui étudie les travaux publics, mais qui a déjà une expérience professionnelle dans ce domaine.
Les conditions étaient vraiment un peu dures. Et même si l’on s’occupait très bien de nous, il n’y avait aucune commodité, et le froid était intense, surtout à l’heure de la douche. Tous les participants ont remarqué comment, au fil des ans, comment le fait d’être en contact avec la pauvreté, la marginalisation et le manque de culture ont changé chez les habitants leur façon de valoriser leur vie et les objets qu’ils utilisent. On comprend mieux alors les facteurs qui contribuent au développement des peuples, et l’importance capitale des vertus humaines et de l’éducation.
L’objectif que nous nous étions fixés depuis le début était de concrétiser pour la vie ordinaire – avec des engagements et des décisions concrètes – tout ce que nous étions en train de vivre, pour éviter que ce ne soit qu’une simple expérience isolée.
Pendant le camp, nous avons reçu l’aide de Xavier, un ingénieur péruvien qui dirige le projet d’Adolfo à Juli. Nous avons également été aidés par le Père Clemente, originaire de Yauyos, ainsi que de l’aide de l’Evêque.
Voir en ligne : La Résidence d’étudiants Moncloa, à Madrid
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