Monkolé est un apostolat collectif de l’Opus Dei, promu par quelques fidèles de cette prélature de l’Eglise Catholique, en collaboration avec de nombreuses personnes - y compris des non catholiques - qui comprennent la transcendance du travail de promotion humaine qui s’y fait. La Prélature de l’Opus Dei prend en charge l’orientation chrétienne du centre médical et nomme l’aumônier.
Un peu d’histoire
En 1987, un groupe de professionnels, parmi lesquels quelques fidèles de l’Opus Dei, ont lancé le projet d’un centre médical à Kinshasa, avec l’aide de l’Institut pour la Coopération Universitaire (ICU), organisme non gouvernemental italien. Monkolé a ouvert ses portes en avril 1991. Malgrés les pillages et les guerres qui ont dévasté le pays et la ville depuis lors, Monkolé a développé et diversifié ses programmes d’éducation sanitaires et de prévention de maladies, ainsi que les soins apportés aux patients.
Monkolé est né petit
Au départ, ce n’était qu’un simple dispensaire, mais où on essayait déjà de mener à bien l’éducation sanitaire et les traitements curatifs. La vaccination des enfants a commencé dès le début
« Nous étions un petit groupe d’étudiants en dernière année de médecine - raconte le docteur Kazadi - et nous allions là pour étudier les besoins sanitaires de ces personnes. Nous pesions les enfants et procédinos à quelques examens simples. Nous dûmes surmonter une certaine résistance de la part des gens, qui ne comprenaient pas le motifs de nos enquêtes. Cela nous permettait d’expliquer le projet Monkolé »
Monkolé ouvre deux dispensaires
Monkolé : deux nouveaux dispensaires1995 et 1996, grâce à la coopération de l’Union Européenne et des intervention s de la coopération belge et française, deux antennes ont été ouvertes : deux petits dispensaires confiés à deux équipes d’infirmières, sous le contrôle d’un médecin qui vient une fois par semaine.
La première des antennes, Eliba, se trouve au sud de la vallée de Kindélé. Il s’agit d’une agglomération où les gens ont très peu de resosurces pour vivre, et qui est privée de toute infrastructure.
« Outre les soins médicaux - dit le docteur Mpeye - nous nous occupons des femmes et des jeunes filles du quartier : elles reçoivent des cours d’hygiène, d’alphabétisation, de couture, d’économie domestique et de puériculture. Grâce à cela, elles considèrent qu’Eliba leur appartient. »
L’autre antenne se trouve dans la zone rurale de Kimbondo, à l’ouest de Kinshasa. « Ici, à Kimbondo - commente l’infirmière Marcelline - nous avons plus de difficulté qu’à Kindélé. La population est éparpillée dans de petites bourgades, et sa mentalité est davantage rurale. Petit à petit, nous avons obtenu qu’elles soient plus assidues dans leurs visites chez le médecin. Les patients viennent parfois de très loin, comme cette femme qui a parcouru à pied près de 40 km, après avoir traversé la ville d’est en ouest, et qui s’est présentée ici uniquement parce qu’une de ses amies lui avait dit que nous nous occupions bien des gens pour peu d’argent »
Monkolé grandit
Depuis 1995, le centre médical est ouvert jour et nuit. En juin 1997, les activités du Centre de Protection Materno Infantile (CPMI) ont commencé. Le centre comporte une maternité et une zone d’hospitalisation de 25 lits. Cette nouvelle phase, construite avec la collaboration du gouvernement de Navarre (Espagne) a doublé la surface du centre médical et luia donné un nouvel élan. D’une logique de dispensaire - qui reste en vigeur aussi bien à Monkolé que dans ses antennes - on est passé à une logique d’hospitalisation. En 1998, 2200 patients, en moyenne, ont été pris en charge à Monkolé et ses antennes. Désormais, il y a une équipe de 10 médecins, dont 3 spécialistes. Le Docteur Tshilolo, pédiatre, hématologue et directeur médical de Monkolé, commente : " Nous cherchons à faire une médecine de qualité, et nous prenons en cvompte l’aspect humain de nos rapport avec le patient et les membres de sa famille. Si l’on considère que chaque patient est une personne, créée à l’image de Dieu, il est plus facile de s’adonner généreusement à la tâche de soulager ou de guérir les maladies, tout en respectant leur propre liberté."
Voir en ligne : Centre Medical Monkolé - CEFA