« Ce que vous faites ici représente une grande aide pour l’Église en Chine », disait le cardinal Joseph Zen, évêque de Hong-Kong, au cours de la messe solennelle d’action de grâce qu’il est venu célébrer il y a trois ans, pour le cinquième anniversaire du collège d’enseignement secondaire Tak Sun.
Au cours de ses huit années d’existence, le Tak Sun Secondary School s’est beaucoup développé. Il compte maintenant presque un millier d’élèves, soixante-dix professeurs et le personnel administratif nécessaire à sa bonne marche. La proportion de catholiques a augmenté en même temps que le nombre d’élèves, pour atteindre près de vingt pour cent, bien au dessus de la moyenne de Hong-Kong, qui est de six pour cent. Près d’un tiers des enseignants sont catholiques.
Chaque année, un certain nombre de parents, de professeurs et d’élèves sont baptisés à Pâques. En plus des cours de catéchisme pour des groupes d’élèves et de professeurs, diverses activités permettent de faire connaître la foi catholique à d’autres. La croissance de Tak Sun Secondary School est parallèle à celle de Tak Sun School, école d’enseignement primaire qui existait déjà quand, à l’aube des années quatre-vingt-dix, un groupe de professionnels, dont quelques fidèles de la prélature de l’Opus Dei, se chargea de sa gestion, sous l’impulsion de Mgr Alvaro del Portillo. La Tak Sun School comptait alors avec une histoire longue de soixante-dix années et comptait mille deux cents élèves en primaire et quatre cents au jardin d’enfants.
Dans les premiers pas du collège, la proximité, les prières et l’affection paternelle de Mgr Alvaro del Portillo furent très présentes. Mgr Alvaro del Portillo est parti pour le ciel peu de temps après que la nouvelle équipe eut commencé à s’occuper de Tak Sun. Mais il continue de là-haut de pousser le travail du collège. Les récits de conversion par son intercession ne manquent pas. Tak Sun, qui veut dire « confiance », peut aussi être traduit par “foi”. C’est un nom approprié pour un collège, non seulement parce qu’il faut beaucoup de foi pour voir la grandeur de la tâche, malgré les nombreuses activités de chaque jour, ou plutôt grâce à elles, mais aussi parce que ce collège à permis U de réaliser un vaste apostolat ad fidem. L’élan donné par Mgr Alvaro del Portillo a été décisif. Il a perçu dès le début la grande importance qu’aurait à l’avenir cette grande aventure dans laquelle s’embarquaient les rares fidèles de l’Opus Dei qui vivaient à Hong-Kong.
La « grande aide pour l’Église en Chine » à la quelle le cardinal de Hong-Kong se référait est sans doute la tâche de propagation et d’approfondissement de la foi qui est accomplie dans le collège, une tâche qui, sans Mgr Alvaro del Portillo, ne serait pas ce que nous voyons aujourd’hui.